Marie-Laurence Porte, œnologue nouvelle génération

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Marie-Laurence Porte est œnologue-conseil, au Centre oenologique de Cadillac. Biologiste de formation, ses yeux, son palais et sa tête font des merveilles, notamment pour les Sweet Bordeaux.

Un parcours atypique

Marie-Laurence Porte est venue au vin … par les sciences : « J’adorais la biologie. Jusqu’à la maîtrise, je ne savais pas trop quoi faire. Je voulais quelque chose de créatif, en mouvement, et qui demandait de la recherche. J’ai alors pensé au vin. C’est vraiment à la fac d’oenologie que j’ai appris à le décrypter ». Ce parcours donne à Marie-Laurence Porte un regard particulier : « pour résoudre un problème, il faut en déterminer l’origine. Un jour, j’ai été appelée pour une question d’arrêt de fermentation. On ne comprenait pas pourquoi. En fait, c’était un phénomène naturel, en raison de la présence trop forte d’une certain type de sucre dans le raisin. Mon côté scientifique m’a aidé à trouver ».

L’évolution du métier d’oenologue

Marie-Laurence Porte a 40 ans. Diplômée en 2002, elle a vu le métier d’oenologue changer. « On est passé d’un système curatif, à un conseil donné beaucoup plus en amont », explique-t-elle. « Les œnologues de la génération précédente allaient très peu dans les vignes. Ils attendaient que le raisin arrive dans le chai. C’est à ce moment-là que le conseil s’appliquait. Maintenant, on remonte de plus en plus loin, on va sur les parcelles. Si la vigne a des maladies, cela va forcément jouer sur la maturation des raisins, ainsi que sur la qualité de ce qu’on va obtenir ». L’oenologue / biologiste apprécie cette évolution : « pour avoir un beau raisin, cela part de la vigne. C’est important de bien la comprendre et de l’observer, pour anticiper les possibles difficultés ».

Marie-Laurence Porte, œnologue nouvelle génération

Bien déguster les Sweet Bordeaux

Marie-Laurence Porte connaît les Sweet Bordeaux depuis longtemps. Elle les a découvert en famille : « pour les repas de fête, à table, il y avait toujours des vins blancs liquoreux de Bordeaux ». Elle a ensuite appris la dégustation professionnelle : « il faut commencer par regarder la couleur du vin, sa robe. Cela donne, plus ou moins, une indication sur l’âge du vin. Si la robe est dans les tons ambrés, le vin a certainement de l’âge. Plus on est dans les tons clairs, du jaune doré, bouton d’or, plus le vin est jeune ». La vision laisse ensuite la place au nez : « on sent le vin sans le remuer, sans apporter d’oxygène, pour avoir les premiers arômes. C’est ce qu’on appelle le premier nez ». Il faut ensuite agiter et sentir de nouveau le vin, avant de le mettre en bouche. « Idéalement, on apporte un peu d’oxygène en bouche, c’est ce qui révèle les arômes présents dans le vin », ajoute Marie-Laurence Porte. Avant de le recracher … avec la classe d’une œnologue chevronnée.

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