Protéger la vigne et son environnement pour un liquoreux sain et de qualité

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C’est en ce moment la période du traitement de la vigne dans les vignobles. Sweet Bordeaux a rencontré l’un de ses producteurs certifié en bio. Il a recours à des soins écologiques pour sa vigne. Explications avec Gérald Massieu du château Haut-Roc à Arbis.

Quand arrive le mois de mai, la préoccupation première du viticulteur du Bordelais est de lutter contre le mildiou pour assurer sa récolte de raisins. Chez Gérald Massieu, propriétaire du château Haut-Roc certifié en bio à Arbis depuis 2010, c’est à cette période cruciale que se joue la cuvée de l’année. Il doit alors parvenir à éviter les maladies et la pourriture, sans faire usage de produits chimiques qui polluent l’environnement et s’incrustent inévitablement dans le fruit. « En fonction de la météo, les années sont plus ou moins difficiles à gérer », avoue Gérald Massieu. Observation, vigilance, réactivité, implication, sont selon lui les secrets de la réussite de la viticulture biologique. « Ces qualités sont indispensables et c’est ce qui est génial d’ailleurs, arriver à contrer les imprévus. Quand on parvient à rétablir un équilibre avec la nature, la vigne subit en fait beaucoup moins de pression de parasites », explique le viticulteur.

Mais en bon héritier d’une famille de viticulteurs conventionnels, avant qu’il ne parvienne à comprendre pleinement son environnement, une formation en situation a été nécessaire. Dès 2007, quand le jeune homme âgé d’aujourd’hui 35 ans, s’est lancé dans la démarche de certification en bio, il s’est alors rapproché du CIVAM, organisme qui œuvre en faveur d’une agriculture durable. Fusionner avec la nature est en effet un art qui ne s’improvise pas. Cela dans l’objectif de toujours obtenir le meilleur vin possible. De parvenir à produire des liquoreux qui puisent leurs saveurs dans le terroir dont ils sont issus. « Je suis convaincu que les vins bios sont d’avantage ancrés dans leur terroir, car les racines puisent les minéraux plus profond dans la terre », souligne le viticulteur.  Les deux liquoreux de Gérald Massieu, en appellation Cadillac, sont le résultat d’un alliage de sémillon, de muscadelle et de sauvignons blanc et gris, ils tirent vers le citron confit, c’est évident. C’est le terroir qui s’exprime. Accompagnés d’une tartine de chèvre chaud, miel et thym ou de quelques ailerons de poulet en apéritif et c’est le bonheur.

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La recette : une taille aérée, de la bouillie bordelaise et beaucoup d’amour…

Les pieds de vignes dont sont issus les Sweet Bordeaux du château Haut-Roc imposent 65 ans d’âge. Leur résistance est donc optimale et la qualité des raisins au rendez-vous. Mais pour éviter tout de même un botrytis trop précoce, Gérald Massieu ne dispose que d’un seul moyen : la taille, afin d’évacuer l’humidité. « Comme nous n’utilisons pas d’anti botrytis, nous luttons contre la pourriture en maitrisant la vigueur des pieds, en aérant les grappes pour éviter que les champignons ne se forment », explique le viticulteur. En revanche, pour lutter contre le mildiou, intervient la fameuse bouillie bordelaise. Elle s’obtient avec un mélange de cuivre et de chaux, autorisé en viticulture biologique. « Les doses de cuivre sont infimes, nous traitons avant les pluies », souligne Gérald Massieu. Ajouter à cela l’amour du vigneron pour ses pieds de vigne. Et voici tout le traitement que reçoit le petit vignoble de 6 hectares que constitue le château Haut-Roc. Grâce à cette efficace recette, jamais Gérald Massieu n’a perdu de récolte depuis qu’il est certifié en bio. Il se lancera bientôt dans le conseil en viticulture biologique. « Je fais cela pour la protection de l’environnement, pour qu’un maximum de vignobles se convertissent en bio », insiste-t-il comme pour faire passer le message.

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