Sweet Bordeaux, qui regroupe les onze appellations moelleuses et liquoreuses, se rapproche des producteurs.
Depuis le printemps 2009, les vins moelleux et liquoreux de Bordeaux ont opté pour des codes nouveaux et commun, portés par une forte communication.
Sous le nom de Sweet Bordeaux, les 11 appellations offrent un choix de vins pour tous les budgets et, afin de mieux les faire découvrir, des « sweet hours » sont organisées pendant lesquelles il est possible de les déguster, associés à des tapas en accord parfait.
Ces moments de pure convivialité ont désormais leurs habitués, les « sweeters », mais les lieux qui leur sont dédiés étaient jusqu’alors situés en ville. Et sur Bordeaux, leur succès n’est plus à démontrer.
L’idée de l’Union des liquoreux de Bordeaux a donc été d’amener les sweeters à la campagne, au plus près, finalement, des domaines viticoles qui élèvent leur breuvage favori. Mais force est de constater que pour cette première soirée délocalisée, ils auront été peu nombreux à quitter l’hyper-centre Bordelais.
En prologue aux Journées portes ouvertes de l’appellation Cadillac-Premières Côtes de Bordeaux, et en partenariat avec la Maison des vins de Cadillac et l’Office de tourisme, Sweet Bordeaux s’est installé pour une soirée sous les ombrages du parc du Château de la Tour.
Une notoriété partagée
En sortant ainsi des sites urbains, Sweet Bordeaux compte bien apporter sa notoriété désormais établie à l’économie locale.
Christophe Durand, propriétaire du Château de la Tour et coprésident du Club des entreprises du canton de Cadillac en est bien convaincu. « Les Sweet Bordeaux représentent une vraie chance pour le développement du territoire, déclare-t-il. Dans notre région, de part et d’autre de la Garonne, la viticulture est l’élément moteur de la vie économique. »
Et il est exact que toutes les actions susceptibles d’aider à l’essor des ventes des vins liquoreux en les ouvrant à un nouveau panel de consommateurs sont porteuses de perspectives d’avenir.Pour les viticulteurs, bien sûr, mais aussi pour tout le tissu de l’économie locale.
Une cuvée Sweet Bordeaux
Si les sweeters ont été peu nombreux à faire le déplacement à Cadillac il ne s’agit pour autant pas d’un flop pour les organisateurs. Emma Baudry, chargée de communication, met en avant les facteurs week-end prolongé et situation pour expliquer cette méperformance au regard de ce que les « sweet hours » bordelaises drainent de jeunes consommateurs. Au point de susciter chez les propriétaires de certains bars l’envie de disposer d’une cuvée Sweet Bordeaux pour achever de capter cette clientèle. Un vin sélectionné parmi l’une des 11 appellations et qui sera identifié en tant que tel sur la contre-étiquette. Ces précurseurs ont les échantillons en mains et espèrent présenter cette cuvée marketée pour Bordeaux fête le vin, où les Sweet Bordeaux animeront une soirée spéciale avec DJ, le 24 juin, depuis leur stand.
Source: Sud Ouest
27 mai 2010